Famille Marie-Jeunesse

Les données contenues dans cette fiche ont été recueillies lors d’une recherche documentaire menée à l’automne 2005 par Claudia Nadeau-Morissette, agente de recherche au CROIR.

Autres appellations

Marie-jeunesse; Groupe Marie-Jeunesse; Communauté Marie-Jeunesse; Fondation Marie-Jeunesse

Fondateur

Réal Lavoie, prêtre

Groupe d’inspiration

chrétienne (catholicisme romain); renouveau charismatique

Mission

  • L’application quotidienne des enseignements de l’Évangile à l’exemple de la Vierge Marie.
  • La poursuite de l’œuvre de la Vierge Marie.
  • L’accueil par la charité.
  • Le service de l’Église.
  • L’évangélisation des jeunes par les jeunes.

Présence

Québec, Nouveau-Brunswick, Île de la Réunion, Belgique, Guadeloupe, Martinique

Nombre approximatif  de  membres

135 « membres engagés »
Source : http://www.marie-jeunesse.org/

Description générale

Bref historique

La Famille Marie-Jeunesse s’inscrit dans la lignée des mouvements issus du renouveau charismatique et s’insère à l’intérieur d’une réalité particulière de l’Église catholique : les « communautés nouvelles ». Groupe mixte, Marie-Jeunesse a été fondé à Québec en 1982 par Réal Lavoie. Alors âgé de trente-trois ans et membre de l’institut séculier Voluntas Dei, Réal Lavoie étudie chez les Pères Maristes à Québec où il poursuit un cheminement en vue du sacerdoce.

Stagiaire à la paroisse Saint-Michel de Sillery, il organise au cours de cette année une fête à l’occasion de l’anniversaire d’un jeune de douze ans. La Famille Marie-Jeunesse serait née de cette fête d’anniversaire. À cette occasion, Réal Lavoie aurait été interpellé par la souffrance des jeunes par rapport à leur quête de sens. Il aurait alors eu l’idée de rassembler des jeunes pour répondre à ce besoin qu’il a senti de partager leur foi.

Au cours de l’année 1984, une structure commence à se mettre en place. Des jeunes, de douze à vingt-cinq ans, se rencontrent le jeudi pour une soirée de prières, qui se termine par l’eucharistie. C’est en 1986 que la Famille Marie-Jeunesse s’établie en tant que communauté nouvelle, mais sans être reconnue par un diocèse. Au cours de la même année, quatre jeunes s’installent ensemble dans une maison à Québec, sur la rue St-Luc, et une spiritualité d’adoration se développe. C’est la première auberge Marie-Jeunesse.

En 1989, le frère Guy Giroux, membre de la communauté des Frères du Sacré-Cœur et responsable de la pastorale-jeunesse de l’archevêché de Sherbrooke, aurait demandé à Réal Lavoie d’ouvrir une auberge dans le diocèse de Sherbrooke. Avec l’accord de Mgr Jean-Marie Fortier, une deuxième auberge voit le jour le 13 septembre 1990.

C’est en 1995 que la communauté s’installe en dehors de la province de Québec. Une troisième auberge est ouverte à Edmunston au Nouveau-Brunswick. Ce serait l’enthousiasme de l’évêque, Mgr François Thibodeau, par rapport à Marie-Jeunesse, qui aurait incité le groupe à s’installer dans ce diocèse. Puis, respectivement en 2000 et 2002, des auberges voient le jour à l’Île de la Réunion et en Belgique.

C’est en 1997, après le dépôt de ses statuts, que la Famille Marie-Jeunesse est reconnue en tant qu’association privée de fidèles de type communauté nouvelle Ad Experimentum, c’est-à-dire acceptée à titre provisoire pour une période d’expérimentation d’une durée de cinq ans, par l’archevêque du diocèse de Sherbrooke. Le 31 mai 2002, Mgr André Gaumond lui accorde une reconnaissance finale.

Le 24 mai 2003, à la Basilique-Cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke, quatre prêtres de la communauté Marie-Jeunesse sont ordonnés. Pour la première fois, des prêtres de Marie-Jeunesse vont rester et servir à l’intérieur de la communauté, sans être associés à une paroisse en particulier.

Enfin, le 14 mai 2005, c’est au tour du fondateur, Réal Lavoie, d’accéder au sacerdoce. Âgé de cinquante-sept ans, il est ordonné prêtre à l’église Immaculée-Conception dans le diocèse de Sherbrooke. C’est à l’Université de Sherbrooke qu’il a complété ses études en théologie. Il dira que son désir de devenir prêtre ne l’avait jamais quitté durant toutes ces années passées à Marie-Jeunesse.

Structure et organisation

Depuis le 31 mai 2002, la Famille Marie-Jeunesse est reconnue officiellement par Mgr André Gaumond, archevêque du diocèse de Sherbrooke, en tant « qu’association privée de fidèles, de droit diocésain, avec personnalité juridique, type communauté nouvelle, regroupant des personnes de différents états de vie ». Cette communauté est actuellement implantée à Québec, Sherbrooke, Edmundston (Nouveau-Brunswick), à l’Île de la Réunion et à Namur en Belgique.

Située à Sherbrooke, l’École internationale d’évangélisation de la Famille Marie-jeunesse offre une formation théologique en pastorale, en étude biblique, en spiritualité catholique et en discernement. Cette formation d’une durée d’un an offre également une formation de missionnaire à l’international. L’école accueille une trentaine de jeunes étudiants à chaque année.

Il y a deux statuts sous lesquels une personne peut adhérer à Marie-Jeunesse : en tant que membre interne ou en tant que membre externe. Les membres internes sont ceux qui quittent leur milieu de vie et toute activité qui y est rattachée, et s’engagent à vivre en communauté dans l’une des maisons appartenant au groupe. Ils doivent être célibataires, baptisés, majeurs et présenter un certificat médical attestant une bonne santé. Parmi les membres internes, certains choisissent la voie de la prêtrise, cheminement qui s’entreprend à l’intérieur même de la communauté et en vue d’œuvrer au sein de celle-ci.

Les membres externes restent dans leur milieu de vie et continuent leurs activités extérieures. Ils peuvent être prêtre, laïc, marié ou célibataire et, comme les membres internes, ils doivent avoir reçu le baptême, avoir atteint la majorité et présenter un excellent dossier médical. Enfin, il y a tous ceux qui « gravitent » autour de la communauté, c’est-à-dire ceux qui participent à certaines activités comme les retraites paroissiales et les soirées de prières.

Site Web

http://www.marie-jeunesse.org/

Quelques références

Lerouzès, Dominic. Vatican II et les communautés nouvelles. Mémoire de maîtrise, Faculté de théologie et sciences religieuses, Université Laval, avril 2003, 254 p.

Van Lier, Rick, « Communautés nouvelles et nouvelles formes de vie consacrée : bilan et prospectives». Vies consacrées, 84 (2012-2), 97-114.